Start-up, le mot à la mode, le terme qui fait le buzz, le concept qui fait mouche. Quasi inconnu il y a quinze ans, il est dans tous les journaux et dans toutes les bouches.

« Mon fils hésite entre devenir ingénieur et créer une start-up le mois prochain,pour devenir très riche » ;

« Quoi, tu n’as levé qu’un million d’euros au second tour ? C’est nul ! » ;

« Chers collègues, l’objectif cette année est d’acheter deux start-up, peu importe ce qu’elles valent, mais il faut faire plaisir à nos actionnaires » ;

« J’ouvre une école privée pour devenir coach de start-up, la première session est déjà overbookée ! ».

Derrière ce phénomène de société, se cachent une opportunité et une menace.

Opportunité que des jeunes ou des moins jeunes découvrent l’entrepreneuriat, apprennent sur le terrain à convaincre des financiers, gérer des équipes, conquérir des clients, affronter les défis. Et ce, que ce soit pour devenir grand, rentable, scalable, pépite ou licorne, ou tout simplement pour créer leur propre emploi (ce qui correspond à un nouveau mode de relations du travail – plus indépendant, pas de hiérarchie). Et tant pis si certains se plantent, l’expérience aura été unique, bénéfique, donnant peut-être l’envie de recommencer un jour.

Menace quant au profit que de nombreux vautours essaieront d’en retirer. Il faut par conséquent réguler l’écosystème, afin qu’on ne se retrouve dans la même situation qu’à l’époque de la ruée vers l’or, qui a enrichi plus de marchands de pelles que de chercheurs d’or !

 

Olivier De Wasseige

Administrateur délégué et Directeur Général de l’Union Wallonne des Entreprises

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