Le monde n’est pas en crise mais en mutation.

Nous avons la chance de vivre une extraordinaire période telle qu’il ne s’en est plus produit depuis 600 ans, c’est-à-dire la Renaissance.

Des trois piliers qui sous-tendaient ce temps, deux sont aujourd’hui à nouveau réunis : le foisonnement des découvertes techniques et technologiques, et de nouvelles routes maritimes. Seul tranche le troisième fondement : le fantastique élan.

C’est dans notre esprit et notre coeur, générant une certaine manière d’être et d’avoir, que se situe le véritable défi. Nous vivons dans un monde débordant d’atouts et d’opportunités pour les hommes et les entreprises. Telle est l’une des conclusions du Programme international de recherche Océanides dont j’ai assuré la direction scientifique (264 chercheurs issus de 40 pays) qui bouleverse les repères classiques de l’histoire de l’humanité et met en lumière les éléments structurants de la réussite collective et individuelle.

Le vrai défi auquel nous sommes confrontés est celui de notre aptitude à voir, à penser différemment. Nous sommes trop souvent enclavés dans des modes de représentation, d’interprétations périmés parce que le monde a changé. Parler de crise, c’est se situer dans un temps révolu car nous sommes entrés à pleine vitesse depuis une quinzaine d’années dans un nouveau Temps de l’Histoire qui suppose de nouvelles manières de voir, d’avoir et d’être.

Sous le prisme de la mer qui offre une nouvelle lecture géopolitique du monde, un Océan de richesses se dévoile aux entreprises et offre de formidables opportunités d’investissement. C’est une nouvelle donne géopolitique qui se met en place, créant des opportunités économiques pour qui sait l’entrevoir et s’y adapter. Pensons notamment à la compétitivité face à la Chine avec les nouvelles routes de la soie, l’Afrique comme relais de croissance et de développement, le nouveau passage par l’Arctique, véritable big bang géographique, le far North russe après le far West américain, le défi de l’énergie, de l’eau douce, du sable, de l’alimentation, de la santé, du tourisme et de la construction.

Tous ces domaines d’activités sont des secteurs d’avenir transformant le développement durable en développement désirable, source de croissance, de compétitivité et d’emplois.

Être marin de sa vie, c’est risquer la confiance, avoir une autre manière d’appréhender l’espace et le temps, s’accrocher à la barre de l’optimisme, le seul courant porteur de réussite pour soi-même et son entreprise. N’ayez pas peur, c’est vous qui faites l’histoire. Vous en avez le tempérament.

Lorsqu’il y a du vent, on peut, on doit, hisser la voile.

 

Christian Buchet, Auteur et Directeur du Centre d’Etudes de la Mer de l’Institut catholique de Paris // Christian-buchet.com

Le VentureLab : un incubateur qui s’inscrit dans un projet de société Alors, la start-up, mascarade ou outil d’avenir ? Des réponses de tout horizon !