Après les banques, pourquoi ne pas soumettre les start-up à un stress test pour évaluer leur résistance et leur viabilité sur le long terme ? Basé sur une méthode unique, voici 7 points capitaux à tester pour évaluer la pérennité d’un projet de start-up.

  1.  Des associés libres : êtes-vous capable de supporter le départ d’un associé sans tout remettre en cause ? Êtes-vous capable d’accueillir de nouveaux associés si nécessaire ?
  2. Un process démocratique au sein du projet : les décisions sont collectives, le pouvoir est réparti équitablement. Et le savoir est partagé pour stimuler l’intelligence collective.
  3. Autonomie et indépendance : les actionnaires sont les bienvenus mais sans remettre en question l’équilibre initial et sans mettre en péril l’autonomie des porteurs de projets.
  4. Éviter la course aux dividendes : certains actionnaires vont mettre la pression sur vos résultats et exiger un rendement parfois inatteignable. L’objectif principal doit rester le développement de l’activité, et non l’enrichissement des actionnaires.
  5. Éducation, formation, information : pratiquer la transparence vis-à-vis de tous vos stakeholders, expliquer et communiquer pour les impliquer.
  6. Networker : pas au sens de prospecter mais plutôt afin de créer des liens avec d’autres projets avec lesquels vous pourrez travailler, partager, échanger, apprendre. Soyez ouverts et collaboratifs.
  7. Déterminez le “why”: posez-vous la question du pourquoi vous entreprenez ? Quel impact voulez-vous donner à votre projet ? Et êtes-vous prêts à garder le cap en toute circonstance ?

Si votre projet respecte les 7 principes de ce test, nous pouvons « presque » vous garantir que votre start-up s’inscrira dans la durée. Comment pouvons-nous affirmer cela ?

Ces 7 points sont des réécritures des 7 principes qui régissent les entreprises coopératives. Et les entreprises coopératives ont, entre autres, la bonne réputation de s’inscrire dans la durée et de traverser les crises internes et externes sans trop de casse. En redécouvrant la coopération, le collectif, le co-entrepreneuriat, l’univers start-up pourrait alors apparaître comme porteur de projets plus humains, plus durables, plus participatifs et surtout avec plus de sens et d’intérêt pour le public. La génération d’entrepreneurs actuels a tout à y gagner.

Jerôme Drugeon, Sowecsom

Comment les incubateurs peuvent-ils s’inscrire dans un projet de société? Start-up et décroissance, le nouveau paradigme ?