Start-up ! Entrepreneur ! Étudiant Entrepreneur ! Voici des mots qui font rêver de plus en plus d’individus. Ils sont de plus en plus souvent sous les feux de la rampe médiatique, accaparent de nombreuses initiatives de nos politiciens, attisent de plus en plus d’appétits chez les banquiers, investisseurs, et autres grands groupes,… 

Face à ce phénomène sociétal, le VentureLab se pose trois questions : 

Nous interrogeons l’existence même de ces start-up : lieu de presque toutes les utopies : quelle est la réalité qui se cache derrière ce mot ? 

Les start-up ont-elles un impact pour la société? 

Apportent-t-elles réellement de la valeur à la communauté dans laquelle elles évoluent ? 

Plus qu’en crise, le monde dans lequel nous vivons est en mutation. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère. Tous les grands modèles économiques, sociaux et environnementaux sont remis en question. 

Dans ce monde truffé d’incertitudes, la deuxième question (impact) nous amène à comprendre comment les start-up peuvent contribuer vraiment à l’économie de demain. Pourquoi créons-nous des entreprises ? Pour avoir une start-up ? L’objectif suprême est-il d’être le CEO d’une start-up à succès, peu importe sa valeur pour la société? 

Nous vous invitons à transformer cette façon de penser et permettre aux entrepreneurs d’être le moteur du renouveau de nos sociétés qui doivent être réinventées. Dans ces conditions, si la start-up est une mode cela signifierait soit, qu’une fois passée, nous aurions trouvé les solutions à nos principaux challenges soit que nous aurions renoncé à les relever…

Force est de constater que l’entreprise durable existe mais que l’économie dans son ensemble n’est pas à la hauteur des challenges de la société. Notre troisième question interroge le rôle d’un incubateur face à cette observation. Si l’existence des incubateurs prend de plus en plus de place dans les écosystèmes (avec leur Fatboy, les kikkers et leurs smoothies), comment peuvent-ils être de vrais vecteurs de solutions ? Si nous avions les réponses, nous passerions à autre chose. La conviction est toutefois que la réponse n’est pas unique. Elle est aussi que la réponse choisie devra rencontrer quelques critères clés pour que la réponse soit pertinente.

Parmi ceux-ci, j’en soulignerai trois, en phase avec notre mission :

Sur le plan éducationnel ; aider le futur entrepreneur à se situer par rapport à l’acte d’entreprendre. Cela signifie s’assurer qu’il soit porteur d’un projet avec lequel il est parfaitement aligné, au niveau des ses valeurs, de ses aspirations et de ses talents.

Sur le plan économique  ; s’assurer que tout projet qui quitte l’incubateur ait du potentiel et soit viable; enfin,

Sur le plan sociétal ; mettre tout en œuvre pour que le projet soit en phase avec les enjeux sociétaux et que l’entrepreneur soit outillé pour faire évoluer son projet dans cette direction.

Mais en fait, qu’est-ce qu’une start-up ? Quelle importance de répondre à cette question sémantique qui divise tant de spécialistes ? Vouloir mettre en boite une boite, n’est-il pas réducteur? Une start-up, n’est-ce pas tout simplement la face visible de l’iceberg d’un engagement dans une aventure aussi incertaine que passionnante ? Car finalement, la première chose à entreprendre, n’est-ce pas sa propre vie ? Au risque d’être rongé par les regrets, une fois quelle s’achève… Ne sommes nous pas, chacun, notre propre start-up ?

 

Bernard Surlemont,

Professeur en entrepreneuriat à HEC Liège, Fondateur et Président du VentureLab

J’ai quitté mon super job à Londres pour gérer ma startup à temps plein! Entreprises partenaires et Etudiants Entrepreneurs : le combo gagnant !